Ce weekend d’octobre, et d’automne, mes pieds (la voiture aussi m’a aidé, oui) m’ont amené dans les Abruzzes pour la première fois. En plein milieu du parc National des Abruzzes, Latium et Molise. Séjour on respire et on oublie de stress de Rome (même si je l’aime cette ville, tu le sais, des fois il est bon de “staccare).

Et quel weekend ! Froid, coloré et animalier.

Deux jours à admirer la beauté du paysage d’automne du matin au soir. Oh, romantique tout ça… Eh oui, franchement, moi qui connais mieux la mer que la montagne (Bretonne oblige) j’ai découvert des choses merveilleuses et les Abruzzes ne m’ont pas déçu. Malgré le froid de l’hiver qui a bien commencé, surtout le soir et le matin, les journées sont hyper agréables et les couleurs des arbres en automne sont justes spectaculaires.

Le village de Pescasseroli (où je logeais et d’où partent la plupart randonnées et promenades dans les montagnes, le centre de tout quoi) est tellement petit qu’on a fait le tour en 15 minutes mais tellement mignon… entouré des montagnes et surmonté d’un ancien château (aujourd’hui complètement en ruine) un vrai petit paradis. La nourriture, n’en parlons pas… Recettes montagnardes, châtaignes, potiron, gibier etc… Les pâtes faites maison… BONHEUR. J’ai pris 1000 kg en 2 jours environ…

L’unique déception est la population, moi qui suis habituée aux italiens chaleureux et souriants, là les gens le sont beaucoup moins, de vrais montagnards bourrus comme des ours qui te font bien sentir comme un étranger avec des façons de faire limites agressives des fois.

La zone est pleine de sentiers pour des balades magnifiques, guidées ou non, à la découverte des monts comme la Camosciara ou le Marsicano. Les visites guidées sont une bonne solution (si on ne tombe pas sur un dingue comme celui que j’ai eu, c’est mieux) on peut partir à la recherche des cerfs ou des ours bruns Marsicani (une espèce propre à la zone qui n’existe pas ailleurs). Oui on les voit en vrai dans leur habitat naturel. Ma promenade n’a pas été hyper chanceuse, on parle d’animaux sauvages donc un peu imprévisibles forcément, même si les lieux où on peut les trouver sont connus des guides. Pour commencer un peu dur, car monter de 500 mètres d’altitude en 2 km quand on est pas habitué (comme moi) ça devient rapidement compliqué, heureusement que l’on avait précisé balade facile. Mais le jeu en vaut la chandelle, vraiment. Arrivés en haut la vue est magnifique, on y est pas allé jusqu’au bout et tant mieux car il était déjà tard et que je mourrais sur place littéralement (dès cette semaine je me met au cardio et aux squats promis !). La balade était pour les cerfs et malheureusement on ne les a vus que de très loin, à croire qu’ils attendaient que l’on parte ! C’était certainement le cas, car à peine nous avions commencé à redescendre que le troupeau (pour info, ils appellent ça le harem car c’est un mâle et toutes ses femelles) a commencé à sortir de derrière la montagne. Et puis, descente dans le noir, j’avoue que ça a été très compliqué car imprévu, la balade devait être de jour, mais le guide avait l’air confiant… (Mouais, pas convaincue) heureusement qu’on avait des torches ! Et là, la magie de la nature a opéré à l’improviste, au loin (vraiment loin à mon avis, moins loin selon certains) des loups ont commencé à hululer, WOW, des vrais loups en pleine nature !! Ok, dit comme ça, ça semble assez flippant surtout qu’on descendait en pleine forêt dans la nuit totale, mais je vous jure c’était magique. Qui pensait un jour en entendre de vrais sauvages ? Pas moi. Sachant qu’ils ont pratiquement tous disparu malgré leur réinsertion récente.

Rentrés sains et saufs, les loups ne nous ont pas mangés.

Et réconfort autour d’un plat et d’un bon verre de vin dans un resto où le cuisinier t’accueille à la manière montagnarde et où le serveur t’écrire l’addition sur une feuille à carreau. No comment…

Le deuxième jour, pluie. Tanpis pour les ours, mais belle visite dans le tout petit (piccolissimo, vraiment tout petit, 441 habitants) village d’Opi (non, il n’y a pas que le vernis à ongle qui s’appelle comme ça), toujours dans la même zone. Un des villages les plus mignons que j’ai vus franchement, il offre un belvédère sur les montagnes absolument magnifique. Bon ce jour-là vu le mauvais temps, les montagnes se planquaient dans les nuages malheureusement, mais franchement la vue vaut le coup d’oeil ! Sur le chemin du retour, une route perdue je sais même pas où s’est ouverte devant moi, un spectacle visuel qu’on voit seulement dans les films (je le pensais jusqu’à aujourd’hui), tapissé de feuilles mortes oranges en plein milieu d’un bois, les feuilles qui tombent et qui volent (il y avait du vent, normal). Les photos rendent moins bien qu’en réalité, mais un moment encore une fois magique, si un ours ou un cerf avait traversé la route à ce moment-là, ça aurait été le bouquet final d’un feu d’artifice de deux jours.

Bref, tu l’as compris, les Abruzzes sont encore une belle découverte en Italie, j’y retournerai quand viendra la neige. Des paysages comme ça sous la neige valent certainement le coup d’oeil. Et puis j’adore la neige (je suis une enfant de ** ans).

Baci & Abbracci

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