Dans la famille des petites curiosités : Via della Gatta, petite rue cachée entre palais historiques de la noblesse italienne, Via del Corso, Via del Plebiscito et Piazza Venezia (ah et donne aussi sur la maison où habiterait Berlusconi mais comme ça inspire tout de suite moins de sympathie je ne m’attarde pas sur ce détail). Bref ! Je disais donc, cette petite rue, comme beaucoup à Rome, cache un secret accompagné de sa légende.

En fait, je travaillais Via della Gatta et la voyais tous les jours sans vraiment chercher à comprendre le pourquoi du comment (MIIIP ERREUR). « Gatta » veut dire chatte et comme tu le sais je suis une grande passionnée de ces petits félins, car tu as lu mon article sur les chats à Rome, n’est ce pas ????
Il se trouve que, niché sur un angle au niveau de l’Étage Noble du Palais Grazioli, un peu cachée sur une corniche, derrière un lampadaire, se trouve une statue de chat en marbre. Jusque-là, j’ai toujours pensé qu’il s’agissait de la fameuse louve de Romulus et Remus… Honte à moi, très TRÈS mauvaise interprétation (pas ma faute elle n’a plus ses oreilles pointues et elle se tient un peu de la même façon, c’est pas évident vu d’en bas). Et il y a quelques temps, comme si le destin voulait que je sache, un article d’un journal local est sorti parlant justement de la Via della Gatta et de cette fameuse statue, qui est donc une chatte et non une louve ! Et ce fameux félin n’est pas là par hasard, il y a toute une histoire sur sa présence.

Ah j’adore ces petits secrets bien cachés !

Ce fameux chat a donc donné son nom à cette rue, mais pourquoi ? Parce qu’elle aurait fait des choses extraordinaires ! Tout d’abord, cette statue n’a été placée là qu’au XIXème siècle lors de la construction du bâtiment. Elle vient en fait du Temple d’Isis de Rome, aujourd’hui disparu malheureusement, et représenterait la déesse égyptienne Bastet. On ne connaît pas vraiment la raison pour laquelle elle a été placé exactement là par l’architecte du palais, mais les Romains ont fait le reste avec plusieurs légendes.

La première légende raconte que le félin, en héroïne, aurait sauvé un enfant (ah l’instinct maternel) qui était perché en équilibre sur la corniche en question et qui risquait de tomber, la mère a accouru en entendant les miaulements déchirants de la chatte et l’enfant put être sauvé avant de tomber. Ah les gosses…

En deuxième position de légende de chat super-héros, cette fois il s’agirait d’un incendie nocturne qui n’a pas fait de victime et ni de dommages trop lourds grâce à notre amie à moustaches qui a réveillé tout le voisinage, toujours en miaulant, avant qu’ils ne soient tous brûlés.

La dernière, ma préférée (oui, car je rêve de mon appartement avec toit-terrasse sur Via Margutta), serait que la statue dirigerait son regard vers un ancien trésor enterré sous nos pieds… C’est peut-être pour ça que régulièrement les Sanpietrini (pavés de Rome) étaient tous enlevés devant la porte de l’immeuble où je travaillais, les gens creusent la nuit sans doute… Toujours est-il que le trésor en question n’a encore jamais été trouvé.

En prime, pour rappeler cette chatte, une autre référence lui est accordée sur un petit kiosque de culte sacré situé en hauteur à l’angle du Palazzo Doria Pamphilj où la Madone tiens dans ses bras… un chat

Dans cette rue, arrête-toi au Caffè Doria pour une petite pause -café. Le bar vaut vraiment le coup d’œil de par sa déco, il a conservé son côté historique et renferme même une fontaine très bien entretenue. Le service est irréprochable, le café est excellent et les serveurs sont adorables et toujours ouverts pour « chiachierare ».

Baci & Abbracci

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