*** NOTA : Cari maschietti italiani che stanno per leggere/tradurre : questo testo è ironico, non offendervi, lo prendere sul personale o male, so e sapiamo che non siete tutti così, poi se vi riconoscete allora siamo d’accordo. Buona lettura ***

Ah la gente masculine italienne, des êtres presque surnaturels pour nous petites étrangères, à la démarche assurée et aux regards lascifs qui te suivent dans la rue (pas de regard de pervers type harcèlement de rue comme on entend souvent parler en France en ce moment ou de wesh t’es bonne meuf, non mais bel et bien ce regard de braise qui te captive comme une imbécile que tu es et qui te fais tomber dans le piège), bien habillés, cheveux et petites barbes bien coupés qui nous donnent sauvagement envie de passer notre main dedans (bonus pour le sourcil épilé et le port du slip moins sexy mais typique, vous en faites pas, on accepte), leur allez-viens-je-t’enlève-sur-ma-Vespa-pour-une-virée-romantique, leur charme fou qui nous rendent (presque) toutes dingues… ah ce fantasme du « rital »… Oui ils sont beaux, ils nous font rêver avec leurs belles paroles et leurs airs de mec parfait… Surtout quand nos amies ont réussi à mettre le grappin sur l’un d’entre eux et qui ont réussit à le garder (respect les filles) !!! Nous qui vivons en Italie, avons forcément rêvé en secret, ou pas, de finir notre vie et de rencontrer l’italien parfait et cela nous paraissait facile tant nous les pensions sensibles et romantiques, avouons-le, notre statut d’étrangère devait aider à la base.

Il y a plusieurs types de dragues « à l’italienne », les basiques je-te-regarde-tu-me-regardes-et-je-t’approche et autres plus ou moins créatives. Les petits mots doux dans la rue: « Bella », « Bellissima », « Ammazza », « Ciao, dai dammi un sorriso » etc…(utilise ton traducteur). Il y a bien entendu également, comme partout, le « chasseur » qui cherche le maximum de conquêtes dans un temps record, par frustration, manque de quelque chose ou envie d’amusement et qui nous sert l’excuse de base à la fin (idée des copains sans doute ?) pour se débarrasser de nous quand il s’est lassé. « Non mais tu vois, on ne peut pas continuer, j’ai rencontré ma moitié vraiment, elle m’a transpercée l’âme » (Je vous promet que c’est vrai, au mot prêt), mais en fait deux mois plus tard la moitié s’est aussi faite lâcher comme une chaussette, snif, tristesse intense).

Je dois quand même passer par nos chers petits italiens dragueurs compulsifs qui  quand ils ont repéré une « bella ragazza » commencent à discuter tranquillou au passage piéton, dans un café, dans le bus, à la caisse du supermarché en mode normal (les italiens aiment parler c’est comme ça) et qui piano piano sans que l’on ne s’en rende compte nous ont carrément envoûté et ne nous lâchent pas tant que l’on ne leur à pas dit oui pour un café ou un gelato dans la semaine et qu’au final nous ne reverrons jamais. Et puis les carrément « coatto » avec la chemise ouverte jusqu’au nombril et aux cheveux gominés (ça existe en vrai !!) qui viennent essayer de te remorquer, qui te tiendra la grappe et quand tu lui diras non vraiment lâchera un genre de « ah vous les français, vous êtes vraiment antipathiques ». Non en fait chez nous, quand c’est non, c’est non simplement.

Finalement, après quelques années d’expériences « romanesques » quelques-unes d’entre nous galèrent franchement et sont passées par des histoires de plus rocambolesques (j’aime ce mot) et au final notre statut de française à seulement servit à « rimorchiare » (draguer). Après des expériences personnelles totalement foireuses, mais aussi en entendant autour de moi les mêmes histoires délirantes avec les mêmes discours, je me suis penchée sur le sujet et j’ai cherché à comprendre, parce qu’après que ma copine Lucette ai appelé sa copine Josette en pleurant alors qu’elle était elle-même en train de verser une larmichette (coeur de pierre oblige) pour exactement la même raison et le même discours, on a trouvé ça honnêtement étrange. Finalement, on a presque envie de les mettre tous ensemble dans la même pièce pour qu’ils discutent entre eux, parce qu’au énième, ça devient flippant et très très drôle aussi, comme la résidence  en Italie quand on nous remballe à chaque fois car on a pas les bons documents, il vaut mieux en rire et passer à coté.
Alors j’ai creusé avec ma pelle (presque littéralement), et après avoir cherché des anecdotes des copines et connaissances on s’est rendu compte qu’en fait on avait l’impression d’avoir fréquenté avec la même personne.

Et nous petites frenchies un peu sensibles aux jolis mots doux « zuccherati fino ad essere diabetico » et aux caresses, on tombe dans le piège à chaque fois ! Car ils ont chacun leur technique pour arriver à leurs fins/faims ces malins, le jeu de séduction est chaque fois différent, les gestes, sourires, regards chacun travaille cet « art » différemment. Une fois Josette est tombée sur le stéréotype parfait qui en plus parlait français en prenant bien soin de garder son RRRrr et autre prononciation follement sexy (l’accent fait 50% du travail qu’on se le dise), une jolie mignonnette Fiat 500, il a fait le prince, vraiment. Il existe aussi l’homme mignon, un peu gauche et pas si beau que ça, mais qui sait utiliser les bons mots même si tu te méfies au début (car nous sommes prudente oui oui !) il trouvera toujours LA technique, il joue avec l’art du langage, un prince, vraiment. Ah, ou encore celui qui cherche à te voir tous les deux jours, qui te demande de rester chez lui toutes les nuits, encore un prince. Et celui qui te fait des déclarations dans des messages vocaux de 5 min qui veux passer tout son temps avec toi, prince. Et pourtant nous connaissons toutes/tous la suite…

Marcello-Mastroianni

En fait c’est simple quel que soit l’âge (22, 25, 29, 30, 33, 37, 50, 130 ans…) le Mâle Italien a de nos jours un sacré problème avec l’engagement et pas que. L’idée même de se « fidanzare »  mot qui en italien à moins de sens matrimonial que le notre, lui donne des sueurs froides et ils pourraient nous faire une syncope sur place ce mot a le malheur de sortir de la bouche de quelqu’un, ou bien qu’on lui montre une once d’attachement au bout de, oh pardon, 3-4 mois de relation, ah mais !

Pour nous avoir ils seraient prêt à nous chanter la sérénade sous notre balcon, ils nous appellent, écrivent, nous accompagnent aux urgences en cas de problème. Et voilà, on succombe et quelques semaines d’amour intense, c’est beau, c’est frais « ah ça y est c’est le bon, il est différent des autres cette fois, il est tellement mignon et doux et gentil et bla et bla et bla ». Mais les semaines passent, et puis un jour sans prévenir le cerveau travaille chez ces êtres sensibles et boom DISPARITION… Et on finit par recevoir le message ou l’appel fatidique, « Nan mais écoute tu es parfaite, je n’ai jamais ressenti ça pour personne, c’est pas ta faute JE NE SUIS PAS PRÊT » (voix d’homme torturé, violons, cheveux dans le vent et œil humide).

Mais prêt à quoi en fait ? Prêt à s’engager ? A penser aux choses sérieuses ? A la Mamma qui doit la rencontrer et donner son aval ? Le mariage ? Les enfants ? La maison ? Oh mon Dieu au secours déguerpissons elle est folle, c’est elle qui m’a proposé de sortir au resto !!! En fait quoi, prendre les choses en main signifie pour eux, leur demander de s’engager ? Ao, mais vous réfléchissez deux minutes ?? Ils paniquent littéralement mais ne se posent pas la question qu’une histoire exclusive peut être aussi cool et détendue et qu’ils ne sont pas obligés de penser à l’avenir mais penser au moment présent calmement, on est bien tout les deux et on s’arrange bien, non ? Nous ne voulons pas rencontrer votre Mamma et nous ne voulons pas nous marier dans deux ans et faire un enfant dans 3. En fait pour eux si, enfin c’est l’impression qu’ils nous donnent (Je précise Le NOUS que j’utilise depuis le début concerne bien moi et d’autres très nombreuses). En fait, lorsqu’un italien décide d’être vraiment avec quelqu’un, il lui donnera tout mais vraiment tout, vous serez clairement sa vie. Et comme ils voient les choses sous cet angle flippant, ils flippent aussi par conséquent.

Un jour un sicilien m’a avoué la vérité vraie, dans un débat entre deux verres de vin, pour que nous petites françaises (pauvrettes ooooohhh) comprenions mieux, il m’a dit :

« Ecoute, pour attraper un italien ou tu te comportes comme sa mère, ou tu vas en chercher un à Milan »

Pas bien jojo tout ça, à savoir que le milanais est aussi froid et mou qu’un français et que jouer les mamans n’est pas bien réjouissant car pour information, la Mamma italienne est tout pour lui, fait tout pour lui, donne tout pour lui. C’est beau dit comme ça, mais cela va parfois à l’exagération dans certains cas, de là à appeler son fils 3 fois en pleine nuit pour savoir comment il va car il n’est pas à la maison, et qu’elle lui à laissé la pasta dans le frigo quand il rentrera. Et cela va aussi dans le sens contraire, ils aiment leur mère c’est beau, ils l’appellent à tous moments de la journée, c’est Mamma et c’est sacré. Allez un peu de respect, l’amour entre un fils et sa mère ne s’explique pas.

Et puis un beau jour: « Tornano tutti » (il reviennent tous), littéralement ! J’ai l’exemple de deux charmants Messieurs qui après nous avoir fait la fameuse scène ont envoyé des messages d’excuses et de « je pense beaucoup à toi », « t’était avec moi à ce moment là », « je te remercie » et bla bla bla… La morale ? Aucune. Seulement que nous, on est passé à autre chose parce que, quand même, on va pas se refaire avoir encore, non ?

Bon, j’ironise beaucoup, mais  plus sérieusement en entendant les histoires des autres et les miennes finalement le « standard » italien n’est pas ce que l’on pensait à notre grand regret.

Le « Non esser Pronto » est sérieusement un problème à régler chez eux, ou bien simplement l’excuse la plus simple qu’ils ont trouvés car ils ne veulent pas avouer qu’en fait ils ne sont pas si intéressés que ça, et qu’ils ne veulent juste pas rester avec nous, ce qui est une chose compréhensible contrairement à ce qu’ils croient. Nous continuons cependant à les admirer, boire leurs paroles comme des ados de 14 ans insupportables et en espérant toujours que, oui, un jour nous tomberons sur notre italien mature et prêt (à cette chose mystérieuse).

On vous aime quand même, et ça continuera, on vous l’avoue, enfin demain car aujourd’hui ils sont pas prêt… Vi vogliamo bene comunque, però domani che oggi non siete pronti…

Baci e Abbracci

look italien

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